Un mois en cargo

BelgiqueEspagne – Sénégal – Brésil – Argentine – Uruguay

Nous sommes le 12 mars 2017. C’est dans les larmes et l’exaltation que nous avons dit au revoir à nos familles, après un dernier restaurant à Anvers, non loin de notre lieu d’embarcation. Une fois au port, c’est dans un dédale de containers qu’un gardien nous accompagne au pied de cet impressionnant cargo qu’est le Grand Amburgo. Assez rapidement, nous sommes pris en charge par quelques membres de l’équipage à la mine fatiguée; vue l’heure tardive,  la visite des quartiers est brève et on nous invite à nous installer dans notre cabine. Assez spartiate, celle-ci comprend néanmoins un petite salle de bain privée ainsi que quelques espaces de rangement, un bureau et un frigo, dans lequel nous nous empressons de ranger nos réserves de chocolat  (on ne se refait pa !) pour les préserver de la chaleur ambiante.

Épuisés, nous nous endormons rapidement malgré le bruit, la vibration du moteur et la chaleur épouvantable (dûe à un système de chauffage général réglé pour les cabines extérieures, moins isolées du froid).

Le lendemain, nous faisons plus ample connaissance avec l’équipage et le bateau: on découvre que l’espace qui nous est réservé est assez restreint et que le pont supérieur est rempli de vieilles voitures (pour ne pas dire épaves) destinées à l’Afrique de l’ouest. Ce n’est qu’au soir de ce jour-là que nous levons l’ancre et voyons la Belgique s’éloigner lentement.

Les deux jours qui suivent voient une certaine routine s’installer, agrémentée d’une visite du pont (le poste de commandement) par le capitaine en personne.

Même si l’on ne navigue que depuis deux jours, la première escale fait du bien. Elle a lieu à Vigo, une vieille ville portuaire au nord-ouest de l’Espagne. L’escale est très courte, on ne sort du cargo que la matinée mais elle nous permet de nous dégourdir les jambes et de déguster une bière en terrasse. On en profite car nous n’aurons plus d’escale avant Dakar, cinq jours après.

C’est entre Vigo et Dakar que nous prenons réellement nos marques.

Les heures de repas sont strictes et nous n’avons donc pas le choix quand a l’heure de notre réveil. Chaque jours nous nous levons à 7h pour prendre notre petit-déjeuner, adieu les grasses mat’ !

Nous décidons de faire une à deux heures de sport chaque matin après le petit-déjeuner afin de compenser le manque d’activité physique sur le bateau et nous réalisons qu’au vu des repas ultra copieux (trois services, pâtes-poisson-viande à chaque fois) cela va se révéler être indispensable si on veut continuer à avancer avec le combi après la traversée!

Entre les escales les journées sont parfois longues et répétitives mais elles nous permettent de recharger nos batteries, d’évacuer le stress et surtout de préparer notre aventure une fois arrivés en Uruguay.

Nous arrivons à Dakar, notre deuxième escale, neuf jours après notre départ d’Anvers. Nous sommes impatients de descendre car le temps commence à être long pour les voyageurs maritimes néophytes que nous sommes! Nous passons l’après-midi précédant l’escale à  organiser un petit itinéraire. Nous avions prévu de démarrer la journée de bon matin en allant prendre un petit-déjeuner dans une boulangerie réputée, mais tout ne s’est pas déroulé exactement selon nos plans. Nous étions probablement un peu trop optimistes. L’équipage ayant refusé de soudoyer (en alcool et cigarettes) les autorités sénégalaises, celles-ci n’ont rien trouvé de mieux que de nous confisquer nos passeports pour un «     contrôle approfondi     ».  Après un branle-bas de combat pour récupérer nos papiers, nous obtenons enfin l’autorisation de mettre pied à terre. Il est 16h.

Malgré quelques hésitations et du peu de temps à notre disposition, nous décidons d’aller faire un tour en ville, car nous avons besoin plus que jamais de nous dégourdir les jambes et d’évacuer le stress.  Mais question stress, on peut dire que nous n’étions pas au bout de nos peines     ! La ville est une vraie fourmilière, où des voitures défoncées foncent sur des chaussées encore plus défoncées,  sans compter les motos qui zigzaguent entre celles-ci dans un concert de klaxons.  Avec quelques adresses en poche, nous essayons d’avoir l’air de savoir où nous allons pour décourager les «guides» et autres rabatteurs qui nous accostent dès que nous ralentissons le pas.  Mais la plupart des adresses que nous avions piochées dans un guide mènent à des bâtiments démolis ou en travaux et nous nous retrouvons vite à devoir trouver un plan B.

Finalement, nous parvenons à dégotter un petit bar sympa, où nous dégustons deux bières locales et c’est par hasard au détour d’une rue que nous tombons sur un petit restaurant sympa ou nous terminons la soirée avant de rejoindre le port.

En nous réveillant le lendemain matin, nous constatons que le cargo a mis le cap sur Sierra Leone, et nous admirons une dernière fois la vue magnifique sur l’île de Gorée.

Deux jours après nous voilà a quai a Freetown où il nous est fortement déconseillé de sortir étant donné l’épidémie d’Ebola qui sévissait encore il y a peu et l’insécurité de cette ville tristement célèbre. L’escale ne dure qu’une journée.

Après cette brève halte, nous voilà on est en route pour l’Amérique du sud! La traversée de l’Atlantique durera sept jours.

Durant la longue traversée nous vaquons à nos occupations, avec quelques fois de bonnes surprises, comme un énorme groupe de dauphins que nous avons eu l’occasion d’admirer un soir!

Depuis que nous avons quitté l’Afrique, nous pouvons observer la mer depuis le pont supérieur, vidé de toutes ses voitures, et en profiter comme d’une terrasse privée de +- 3000m2!

Un exercice de simulation de crise vient rompre la monotonie et nous donne l’occasion d’endosser casques et gilets de sauvetage pour un petit tour dans le canot de secours.

Étant donné que nous sommes les deux seuls passagers nous avons droit à certains privilèges, comme la visite des différentes partie du navire, du poste de contrôle à la salle des ancres en passant par l’impressionnante salle des machines où trône l’énorme huit cylindres développant plus de 25000cv et pouvant atteindre la vitesse de… 35km/h, vent dans le dos !

Comme le veut la tradition, nous avons eu droit à notre baptême en passant l’Equateur, diplôme à la clef! Nous pensions qu’il s’agissait d’une simple bénédiction du capitaine mais nous avons eu droit à deux seaux d’eau d’eau de mer dans la tronche et à un bon moment de solitude. Ce passage marqué, nous voilà dans l’hémisphère sud et nous passons du printemps à l’automne.

Nous arrivons au large des côtes brésiliennes le 1ier avril. On commence à réaliser la distance parcourue, et nous sommes heureux de voir la terre!

L’arrivée à Vitoria ne manque pas de charme, avec ses maisons de toutes les couleurs qui grimpent le long des collines escarpées bordant le l’eau.

Une fois la douane passée sans encombres, nous partageons un taxi avec trois membres de l’équipage. Le chauffeur, qui se sent obligé de nous montrer ses talents de pilote, nous dépose sains et saufs devant un centre-commercial, après nous avoir expliqué que c’est le seul endroit où nous sommes susceptibles de trouver un peu d’animation, tout étant fermé en ville le dimanche. L’endroit ressemble à tous les centres commerciaux du monde, si ce n’est qu’on peut presque tout y acheter à crédit. Nous en profitons pour renflouer nos réserves de chocolat et acheter un carte SIM brésilienne. Au soir, nous rappelons notre chauffeur de taxi pour qu’il nous conduise nous et un des marins (un colosse bulgare) à un bar sympa. Nous aurions peut-être dû être plus précis quant à notre notion de «bar sympa    ».

Après dix minutes et quelques virages pris serrés pour nous montrer que c’est toujours lui, le king de la route, il nous dépose devant l’entrée d’une boite de nuit. «very nice, you can drink and you can dance» nous dit-il.  En l’occurrence, ce n’est pas nous qui dansons ce soir-là. Après quelques caïpirinhas, nous nous retrouvons à admirer l’anatomie détaillée de trois brésiliennes fort peu pudiques qui se déhanchent autour d’une barre de striptease. Bien que la situation soit cocasse, notre colosse bulgare s’étranglant à moitié dans sa caïpirinha face à la vue, nous ne nous attardons pas trop et rentrons au bateau vers 23h. Le cargo met les voiles à 2h cette nuit-là et le lendemain soir nous arrivons à Rio de Janeiro. La ville est immense, toute illuminée, et de notre point de vue nous pouvons voir les avions décoller et atterrir sur la piste qui borde la ville, dans un ballet continu. Au loin, nous apercevons un petit point lumineux au sommet d’un haut rocher     : le Corcovado, l’immense Christ surplombant la ville.

Nous  nous réveillons le lendemain de bonne heure, prêt à aller visiter la ville, mais on nous apprend que nous sommes déjà sur départ. La déception est vive, et le sentiment de frustration, bien présent. Bien que nous étions parfaitement au courant du caractère aléatoire des escales, on a l’impression qu’on nous a quand même un peu «vendu du rêve» par rapport à celles-ci. Cependant, la vue de Rio dans son ensemble depuis le bateau est magnifique, et nous en prenons plein la vue alors que le vaisseau refait lentement en sens inverse le chemin de la veille.  Le même schéma se répète à l’escale suivante, nous arrivons à Santos au soir, repartons le lendemain matin. Suite à cela, nous quittons définitivement les eaux brésiliennes et mettons le cap sur le Rio de la Plata, le bras de mer aux eaux couleur fauve,  qui marque la frontière séparant l’Argentine de l’Uruguay. Après avoir remonté le cours d’eau pendant deux jours, nous arrivons à Zarate, notre dernière escale. Nous profitons des 36h que dure l’escale pour faire un petit citytrip à Buenos Aires. La ville est un réel coup de cœur. L’architecture des immeubles rappelle celle des grandes capitales européennes avec un nous-ne-savons-quoi en plus d’indéfinissable. La circulation est dense, les rues sont bondées, et le tout, effervescent. Nous nous promenons dans les quartiers du centre, San Telmo, la Plaza de Mayo, la Casa Rosada, Congreso, Retiro, et nous regrettons de ne pas pouvoir plus nous attarder pour découvrir les quartiers plus excentrés. Peut-être que nous reviendrons, mais ce que nous avons lu et pu constater sur la circulation découragerait les plus téméraires des voyageurs…pour l’heure, nous terminons la journée dans un restaurant moderne proposant des classiques de la gastronomie locale revisités. L’occasion pour Martin d’enfin  goûter à la viande argentine! La qualité du morceau est à la hauteur de sa réputation!

Nous revenons tard dans la nuit au bateau, les pieds en compote d’avoir sillonné les grandes et moins grandes avenues de la capitale. Le lendemain nous mettons les voiles pour ce qui sera la fin de cette première étape de l’aventure. Nous passons les deux jours précédant notre arrivée à Montevideo à boucler les derniers préparatifs, faire le plein d’eau potable, ranger nos affaires, charger tous nos appareils à fond  et repérer un endroit où dormir le premier soir.

Le 15 avril 2017, nous mettons pied à terre sur le sol uruguayen, après 32 jours de navigation.

On a vomi notre quatre heures et notre minuit aussi

On s’est cognés partout on a dormi dans des draps mouillés

(c’est pas vrai)

Bref, l’aventure sur roues démarre maintenant.

À bientôt   !


 

We’re the 12th of March. It’s between tears and excitment that we said goodbye to our families, after one last restaurant in Antwerpen all together, not far from our place of embarcation. Once arrived at the port, we’re guided in a maze of containers to our huge vessel, the Grand Amburgo, where we’re taken in charge by some tired-faced crew members. It’s late, and the visit of the quarters is quite brief. We’re invited to make ourselves comfortable in our tiny cabin. The place is spartiate, but furnished with enough closets to store our stuff and we have our own private bathroom. There’s even a fridge, inside of which we hastily put our chocolate reserves away because it’s very hot. We fall asleep very quickly, despite the ventilation, the constant humming of the boat engine and the heat. The next day, we meet the rest of the crew and discover that the areas where we’re allowed are quite restricted, because of a whole bunch of old cars (not to say wrecks) that fill the upper deck. We’re told that that they are destined to West Africa, and that after that we’ll have the whole deck free for us.

It’s only that evening that we raise the anchor and watch the belgian shore slowly disapear from our view.

The following days we start to have a certain routine, only disrupted by a visit of the bridge by the captain himself. After two day of naviguation we arrive to our first stop in Vigo, Spain. We’re allowed to leave the vessel but only for a few hours, which are just enough to stretch our legs by taking a nice stroll around the city and have a beer on a terrasse.  The next stop, Dakar, seems very far away with its five days of naviguation.

It’s been Vigo and Dakar that we really start to familiarize with our life on board. Meal times are very stricts, therefore we don’t have the choice of getting up late. Bye bye lazy mornings     ! We get up every day around 7am and after breakfast we do one or two hours of sport. We soon realize that it’s going to be absolutely necessary if we want to keep in shape with the huge amount of food we’re served. Lunch and dinner are indeed made of three-courses meals, with pasta followed by fish followed by meet, with sometimes antipasti before pasta     !

Days are sometimes long between stopovers. But we take this opportunity to recharge our batteries and prepare the next steps once arrived in Uruguay.

We arrive in Dakar, our second stop, nine days after having left Belgium. Impatient to go out, we spent the day before the stop organizing our city-trip. We had planned to start the day early by going to a famous bakery and have breakfast in the city center. That was a little bit optimistic. Because the vessel crew refused to bribe local autorities with alcohol and cigarettes, so they confiscated our passports for a «     full ID control     ». A few hours later and a lot of stress after we eventually got our documents back and received the autorisation to step out of the vessel.

Despite some hesitations and a very short time at our disposition we decide to go anyway and have a look a the city, also to stretch our legs and evacuate the stress. Speaking about stress, we hadn’t seen the end of it     ! Once we step out of the vessel we’re caught in  a surge of damaged cars, motocycles and people zigzagging on dusty roads in a concert of horns and shouts. With a couple of adresses in our pockets, we start to walk down the street, trying to look like we know where we’re going. If we slow down, we’re directly assaulted from every side by t-shirt/sunglasses/whatever sellers and so-called «guides» that want  to show us the best view of Dakar or know the best and most typical restaurant of the city. But for every adress that we picked up we end up in front of demolished or under contruction buildings.

Nevertheless, we manage to find a very nice bar where we get to try some local beers. After that, we conclude the day by eating a huge Yassa in a nice restaurant that we found randomly. We head back to the vessel after that, exhausted but happy to have seen a very tiny bit of Dakar. We wake up the next morning to see the senegalese shores and Gorée island fade away as we slowly sail away direction south.

Two days after we’re moored to Freetown’s docks. We are advised not to go out because of some risks of Ebola disease that could still remain and the insecurity of the city. The stopover only last one day, and we are soon back at sea, direction South-West     ! We’re ready fort this 7-day long journey that will take us across the Atlantic ocean straight to South-America.

During this long crossing we stick to our now well-established routine, with sometimes some surprises, like a big group of dolphins swimming a little further away from the vessel. Other advantage, we can now fully enjoy the upper deck that has been emptied of all its cars in Africa. Feels like a 3000m2 terrasse only for us ! We get to visit some restricted access areas of the vessel, like the engine room, very kindly explained by the captain himself, and the anchor room where we can admire a closer view of the sea and the flying fishes.

Following the tradition, we get baptised with two full of sea water buckets when we cross the Equator line, before being awarded with two nicknames and a diploma. Once this done, we can officially say that we’ve crossed the line separating the two hemispheres and that we’re passing from spring to autumn.

We arrive on the 1st of April in view of the brazilian shores. We start to realize the distance we’ve made and it feels good to see the earth!

The view as we arrive in Vitoria, our first stop in Brazil, is really nice, with all its colorful houses climbing up the rocky hills. After we’ve passed the duty without any problem we decide to go downtown and share a taxi with three crew members. The taxi driver, who apparently wants to show us how good he is at racing, drops us at a shopping mall after he’s explained us that everything is closed on Sundays and that the mall is the only place where to find some animation. It looks like any other shopping mall in the world but we take the opportunity to refill our chocolate stock and buy a SIM card. At night, we call our taxi driver back and along with one crew member we ask him where to go to have a drink in a nice bar.  Next time we should remember to be more explicite about our notion of «nice bar». We end up in an empty discotheque. «Very nice, you can drink and you can dance» does he tell us.  Actually, we are not the ones that will be dancing that night. After a couple of caïpirinhas with find ourselves staring at the detailed anatomies of very unshy brazilian girls poledancing in front of us. Although the situation is quite funny, with our bulgarian friend almost drowning in his cocktail, we decide not to linger there and head back to the vessel around 11pm. We sail away that night around 2am and arrive the next evening in Rio de Janeiro. The city is huge, all illuminated, and we watch the continuous ballet of airplanes taking of and landing on the runway bordering the city. Far away we can see a tiny light dot   : it’s the Corcovado, the huge Christ overhanging the city.

We wake up early the next morning, all ready to go and visit Rio, but we’re told that we are already about to leave. The disapointment is huge and the feeling of frustration, very accurate. Although we were aware that no stop would be guaranteed during the whole travel on board, we feel a little bit like we’ve been deceived about the subject. However, the sight of Rio in its entireness is amazing from the boat, and we enjoy it the most we can as we slowly do the same road as the night before backwards. Same scheme happens at the next stop, in Santos   : we arrive in the evening and sail away the next morning. After that we definitely leave brazilian waters and head towards the Rio de la Plata with its red-brown waters separating Argentinia from Uruguay. After two days of naviguating in the delta we reach Zarate, our last stop before Montevideo. Thanks to a 36 hours-long stop we’re able to make a little citytrip to Buenos Aires, located 90km away from there. The city is a real heart crush.  The architecture of the buildings reminds of the european capitals, with a little something more tht we cannot quite define.  The circulation is dense, the streets are crowded, the whole is vibrating. We wander in the different districts of the centre, San Telmo,  la Plaza de Mayo, la Casa Rosada, Congreso, Retiro and  we regret not be able to stay longer to discover more places of the city. Maybe we’ll come back, but what we’ve read and constated with our own eyes about the trafic would discourage the bravest travellers to drive in the city. As for now, we finish the day in a modern restaurant revisiting the classics of the argentinian cooking. It’s the occasion for Martin to try argentinian beef, which is worth its reputation! We come back at the vessel late in the night with hell-aching feet from having walked so much. The next day we sail away one last time.

We spend the two days before our arrival completing our preparation: filling the watertank, charging our electronic material, and find a place where to sleep on our first night.

The 15th of April we make our first steps on the uruguayen soil, after 32 days of naviguation.

Our adventures on wheels start now!

5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. philippe bernard dit :

    Vivre ses rêves. Bravo !

    J'aime

  2. Jean Mossoux dit :

    Le mois de traversée fut long aussi pour ceux qui attendaient de vous lire 🙂 mais cela valait la peine de patienter. Très bel article qui nous fait voyager et partager l’aventure. Bonne route.

    Aimé par 1 personne

  3. Juan dit :

    Se saw you today in Punta del Este, Uruguay.
    GREAT Combi!

    Aimé par 1 personne

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